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Homélie du 13 décembre

 

Homélie de l'abbé Benoît pour le 3e dimanche du temps de l'Avent, 13 décembre 2020

 

 

 

En apparence, l'Évangile de ce dimanche est très proche de celui de dimanche dernier.

 

On y revoit Jean-Baptiste qui est celui qui crie à travers le désert : « redresser le chemin du seigneur ».

 

On nous signale qu'il baptise et qu'il reconnaît n'être pas digne de défaire la courroie des sandales de celui qui vient.

 

 

 

Toutefois nous ne sommes pas dans la redite, la répétition.

 

Car si la semaine passée on nous parlait beaucoup de la conversion, le point d'insistance d'aujourd'hui concerne : « celui qui vient ».

 

Et peut-être l'avez-vous remarqué, quand on demande à Jean-Baptiste de dire qui il est, il commence par répondre de façon négative, en disant qui il n'est pas.

 

Ceci nous porte ainsi naturellement vers celui qui suit Jean.

 

Celui qui vient derrière lui, c'est la lumière, le Messie. C'est le grand prophète. Il est le Seigneur. Il est celui qui va se faire connaître.

 

Notre passage est donc centré sur celui qui, semble-t-il..., est absent, le Christ.

 

Cependant en regardant bien, Jean affirme que celui qui vient n'est pas si absent que cela. Il est même déjà bien présent.

 

« Au milieu de vous se tient celui que vous ne connaissez pas. C'est lui qui vient derrière moi »

 

Oui, Jésus Christ est celui qui est venu il y a 2000 ans en étant déjà présent quand les prêtres et les lévites interrogeaient Jean-Baptiste.

 

Soyons conscients nous même qu'il est bien présent parmi nous aujourd'hui.

 

Cependant, incontestablement, comme il y a 2000 ans, il n'est pas évident de découvrir cette présence, de prendre conscience que le Christ est là à nos côtés dans notre monde.

 

La vie de la société nous déstabilise dans notre foi. Elle ne nous permet pas toujours de percevoir les signes que Dieu nous fait.

 

Et pourtant, à la suite de Jean-Baptiste nous devons aider celles et ceux que nous rencontrons à discerner la présence du Christ dans leur propre vie.

 

Cette mission est d'autant plus malaisée qu'il est bien difficile d'être des optimistes dans notre monde.

 

Nous sommes particulièrement frappés par la morosité et le pessimisme liés à la crise sanitaire et aux complications économiques et relationnelles qui en découlent.

 

Dans notre première lecture, Isaïe se disait envoyé pour annoncer une bonne nouvelle aux humbles, pour guérir le cœur brisé, pour annoncer aux captifs et aux prisonniers la délivrance et la libération, pour proclamer une année de bienfaits accordée par le seigneur.

 

Quand la pauvreté fait des ravages dans le monde, quand la souffrance semble étouffer l'amour, quand l'inquiétude emprisonne nombre de nos frères en humanité, comment relever le défi d'annoncer l'œuvre d'amour de Dieu ?

 

Toutefois nous devons le faire. Pour découvrir le sens de leur vie, les hommes de ce temps ont besoin de percevoir les signes d'un monde de joie et d'espérance.

 

Prions celui qui vient. Qu'il place au plus profond de nous-mêmes son Esprit de paix et de lumière pour que nos vies rayonnent davantage de son amour. Qu'il nous donne de vivre la solidarité fraternelle nous permettant d'être signe d'espérance pour ceux qui sont dans les difficultés.

 

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