Chapelle-d'Huin, Boujailles, Villers-sous-Chalamont, Arc-sous-Montenot, Villeneuve-d'Amont, Crouzet-Migette, Sainte-Anne, Gevresin, Labergement-du-Navois, Septfontaines, Evillers, Le Souillot
Bonjour ;
Devant le tombeau vide, nous constatons trois réactions.
Celle de Marie-Madeleine tout d'abord. Elle s'interroge. Elle propose une conclusion hâtive à ce qu'elle a constaté : « on a enlevé le corps du Seigneur ». Il fait encore sombre dehors,… il fait encore sombre aussi dans son cœur ! Comment lui en vouloir ? Qui de nous ne serait pas déstabilisé dans de telles circonstances ?
Il y a celle de Pierre qui constate l'absence du corps de Jésus dans le tombeau. Il voit bien que les linges mortuaires sont bien rangés,… mais il semble abasourdi, comme dans l'incompréhension.
Et puis il y a l'attitude du "disciple que Jésus aimait". "Il vit et il crut" nous rapporte sobrement mais fermement l'évangéliste.
Oui, les disciples et les compagnons de Jésus sont plus ou moins prompts à réagir et à croire à la résurrection du Christ. Pour tout homme il en est de même. La foi est au bout d'un chemin plus ou moins long. Et la foi est elle-même un chemin, avec ses hauts et ses bas. Mais il est intéressant de noter que si St Jean est le premier à comprendre et à croire que Jésus est ressuscité d'entre les morts, c'est parce qu'il a été aussi celui qui se trouvait aux côtés du Christ au moment du dernier repas et au pied de la croix aux côtés de Marie. Évidemment, la proximité avec le Christ donne de la force à la foi et permet de dépasser l'épreuve !
Abbé Benoît Decreuse